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 Paul Klee

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MessageSujet: Paul Klee   Ven 29 Aoû - 18:12

Paul Klee, (prononcer "Klé"), est né le 18 décembre 1879 à Münchenbuchsee, près de Berne en Suisse et mort le 29 juin 1940. C'est un peintre suisse.

Biographie

Années de formation

Il grandit dans une famille de musiciens : sa mère, Ida, est chanteuse professionnelle, et son père, citoyen allemand, est professeur de musique dans la capitale helvétique.
C'est de lui que Klee hérite son amour pour la musique. Lui-même excelle très tôt dans
l'apprentissage du violon. À l'automne 1898, ayant terminé ses "examens de maturité" (baccalauréat) pour devenir avocat, il commence ses études de peinture à Munich, d'abord dans l'atelier particulier de Knirr, puis à l'Académie, sous la direction de Franz von Stuck. En 1899, il rencontre sa future femme, Lily Stumpf (*1876-†1946), une pianiste. En 1900, il s'inscrit à l'académie des beaux-arts de Munich où il cotoie Vassily Kandinsky. Il passe
l'hiver 1901-1902 en Italie et visite Rome, Naples, Florence. Il se laisse prendre par le charme de l'architecture de la Renaissance, de Michel-Ange et des premiers maîtres du Quattrocento. Quelques voyages occasionnels le conduisent à Munich, où il découvre en 1904, Aubrey Beardsley, William Blake, Francisco Goya, James Ensor, puis à Paris en 1905. Il retourne à Munich à la fin de 1906 pour y épouser Lily Stumpf avec qui il aura un seul
fils, Félix, né en 1907 et mort en 1990.

Premières œuvres

À l'exposition de Munich, il fait la connaissance des oeuvres de Vincent van Gogh et de Paul Cézanne. Il y expose ses premières eaux-fortes. Pendant l'hiver 1911, il se rapproche du groupe des peintres du Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), il y retrouve Kandinsky et se lie d'amitié avec Franz Marc, August Macke et Alexej von Jawlensky. Il participe à plusieurs expositions de ce groupe. En avril 1912, il rencontre Robert Delaunay, dans son atelier parisien et découvre les œuvres d'Henri Rousseau, Picasso et Georges Braque. Il achève des illustrations pour le « Candide » de Voltaire.

Il continue à s'investir dans la pensée et la pratique musicales (chant, violon). Ses écrits
couvrent de multiples domaines : introspection et poésie jusqu'à la Première Guerre mondiale ; théorie et didactique durant les années du Bauhaus.

Après un bref voyage en 1914 en Tunisie, Klee choisit de devenir peintre. Il se définit comme un « peintre-poète ».
Son catalogue compte plus de neuf mille titres. Sa réflexion sur l'art évoque, par son ampleur, celle de Léonard de Vinci. Ainsi, Klee reste l'une des personnalités déterminantes du XXe siècle; référence irrécusable de la pensée esthétique actuelle. Les titres de ses tableaux témoignent de cette amplitude poétique: Carillon de la lune d'argent, Doux paysages des tropiques, Paillasse en tranches, Exercice en bleu et orange, Croissance des plantes nocturnes.
Toujours la réalité visible est dépassée. Sa peinture rejoint aussi la musique. Des signes et écritures marquant ainsi son goût pour l'Orient.

L'écriture intervient constamment dans ses tableaux. En 1914, Klee séjourne en Tunisie avec August Macke et Louis Moilliet. Ce voyage témoigne de recherches identiques à celles de Delaunay. La démarche décorative, longtemps limitée aux expressions mineures dans la culture occidentale, se confond dans le monde islamique avec l'art tout entier. C'est bien
cette harmonie que recherche la peinture de Klee, de Macke et de Delaunay. Le « motif » disparaît au profit d'une perception synthétique, ici plus abstraite encore. Préparant la structure en carrés de son œuvre future, Klee « s'attaque », selon ses propres termes, « à la synthèse architecture urbaine-architecture du tableau ». À Kairouan, il note dans son Journal: « La couleur me possède […] Je suis peintre. » (Journal 9 260) Voilà que s'élabore ce que pressentait Macke dans l'Almanach du Blaue Reiter (1911) : la fusion de l'Europe et de l'Orient, dans ce « troisième style » qui caractérise en effet bien des œuvres de la modernité. Natif de Constantine, cette ville qu'il dit « vieille comme Jugurtha, construite avec des rochers, des ravins, des nids d'aigle et des cactus ».

L'orientalisme semble ainsi, plus qu'une fantaisie, une véritable « obsession », selon le mot de l'historien d'art J. Sweetman. Elle est entretenue par le voyage au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord, vite devenu parcours initiatique, à l'image du séjour romain pour les générations précédentes. Klee a en effet effectué en 1929 un séjour en Égypte qui marque certaines de ses toiles comme Route principale et routes secondaires.

Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé en 1916 le jour même du décès de son ami Franz Marc. Sous l'influence de son père, il restera loin du front, ce qui lui permit de poursuivre son œuvre. Démobilisé en 1919, il retourne à Munich. Mais entre-temps, il a acquis la célébrité. Trois petites monographies paraissent sur lui.

Le Bauhaus

En octobre1920, l'architecte allemand Walter Gropius l'appelle au Staatliches Bauhaus, sorte
d'institut des arts et des métiers fondé par ce dernier en avril 1919 à Weimar.

De 1921 à 1924, Klee y enseigne dans la branche de la peinture sur verre, puis du tissage. Plus tard, il se verra confier personnellement un cours de peinture. En collaboration avec Kandinsky, il donne des leçons régulières sur la forme et expose la première théorie systématique des moyens picturaux purs, qui conduit à une clarification exceptionnelle
des possibilités suggestives contenues dans les procédés abstraits.

Les notes de ses cours sont consignées et seront publiées sous le titre Contributions à la théorie de la forme picturale. En 1924, il donne une conférence à la Société des beaux-arts d'Iéna dont le texte est transcrit dans sa Théorie de l'art moderne, publié à titre posthume en 1945. Cependant le Bauhaus est soumis à d'intenses critiques, concernant en particulier sa non-rentabilité et il est dissous officiellement le 26 décembre 1924 avec fin de contrats des enseignants en avril 1925. L'école est alors reprise à Dessau où Klee s'installe dans le même pavillon que Kandinsky. Sa carrière d'enseignant commence à souffrir cependant d'un certain absentéisme, sa production artistique intense captant toute son énergie. Après le départ de Gropius de l'école, cette dernière prend une orientation vers l'architecture et l'urbanisme, les peintres étant relégués au second plan, ce que ne manque pas de critiquer Klee, qui démissionne de son poste au 1er avril 1931.

Cependant, sur le plan lexical, la terminologie commune (composition, ton, gamme, harmonie, rythme, accord, fugue, etc.) fournit à Klee nombre de titres dont fugues en rouge.
Dans ce contexte, Klee imagine une peinture polyphonique qui « surpasse la musique dans la mesure où le temporel y est davantage spatial » (Journal 1081).
Des œuvres «divisionnistes» - l'une s'intitule singularité des plantes - transposent le mode sonore au visuel: des aplats colorés recouverts par la modulation de touches séparées
constituent des études de contrepoint mélodique et rythmique.

Œuvres écrites

  • Théorie de
    l'art moderne

  • Cours du
    Bauhaus : contributions à la théorie de la forme picturale

  • Correspondances, traduction française en 5 volumes.
  • Journal : il jalonne sa vie jusqu'en 1917, on y retrouve des
    souvenirs d'enfance, les premiers amours mais aussi une réflexion sur la
    peinture et la musique
Confession créatrice et Poèmes, traduits en français par Armel Guerne, dans Aquarelles
et dessins
, Delpire, 1959.









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